On peut parler de méthode.
On peut parler d’accompagnement.
Mais au fond, la vraie question reste simple : qu’est-ce que cela change concrètement dans une officine ?
Aujourd’hui, YGGI a accompagné plus de 500 pharmacies. Avec du recul, les résultats observés permettent d’avoir une vision assez claire de ce qui fonctionne réellement sur le terrain.
Quels résultats concrets observe-t-on en officine ?
Quand le pilotage devient plus structuré, les effets ne tardent pas à apparaître.
Sur les pharmacies accompagnées, on observe en moyenne une progression d’environ 6% de la marge globale. La marge liée au conseil sur ordonnance progresse, elle, autour de 16 %, ce qui montre que le travail sur le comptoir et la valorisation du conseil ont un impact direct.
Côté chiffre d’affaires, certaines catégories évoluent également rapidement. On observe par exemple des croissances supérieures à 10 % (hors TVA à 2,1) sur quelques mois, avec des progressions beaucoup plus marquées sur certains segments, notamment la TVA 0.
Ces chiffres ne sont pas des cas isolés. Ils reflètent des tendances récurrentes dès lors que le pilotage devient plus lisible.
D’où viennent réellement ces résultats ?
Dans la majorité des cas, les résultats viennent d’un travail assez simple dans son principe : mieux comprendre ce qui se passe réellement dans l’officine.
Cela passe d’abord par une lecture plus fine de la marge. Beaucoup de titulaires disposent des données, mais ne les exploitent pas complètement, et surtout ne savent pas quoi en faire. Une fois ces données structurées, certaines évidences apparaissent : des catégories surperformantes, d’autres sous-exploitées, ou encore des décisions qui ont un impact plus fort que prévu.
Ensuite, il y a la capacité à relier les actions aux résultats. Un ajustement de prix, une modification d’achat ou une évolution dans l’organisation ne restent plus des décisions isolées. Elles s’inscrivent dans une logique globale.
Enfin, le dernier levier est souvent le rythme. Les résultats ne viennent pas d’une action ponctuelle, mais d’un pilotage régulier.
Pourquoi ces leviers restent-ils peu exploités ?
Le quotidien de l’officine laisse peu de place à l’analyse.
Entre la dispensation, le conseil, la gestion de l’équipe et les contraintes administratives, il est difficile de prendre du recul. La plupart des titulaires font déjà beaucoup, mais sans toujours avoir la visibilité nécessaire pour orienter leurs décisions.
Il y a aussi un point structurel : la formation initiale ne prépare pas à piloter une entreprise. On apprend à sécuriser, conseiller, délivrer. Beaucoup moins à lire une performance économique.
Résultat, certaines décisions sont prises au ressenti. Cela fonctionne un temps, mais cela finit par créer un plafond.
Le potentiel est-il déjà présent dans l’officine ?
C’est l’un des enseignements les plus marquants.
Dans la grande majorité des pharmacies accompagnées, les fondamentaux sont déjà là : une activité existante, une patientèle fidèle, une équipe en place.
Les marges de progression ne viennent pas d’une transformation complète, mais d’une meilleure exploitation de ce qui existe déjà.
Certains leviers ne sont simplement pas activés, ou pas au bon endroit. D’autres sont présents mais ne sont pas suivis dans la durée.
À partir de quand les choses évoluent-elles ?
Le premier changement n’est pas immédiat sur les résultats.
Il se situe au niveau de la compréhension.
À partir du moment où le titulaire commence à voir plus clairement comment se construit sa performance, les décisions évoluent. Les priorités deviennent plus nettes. Certains sujets prennent de l’importance, d’autres en perdent.
Ce réalignement crée progressivement des effets visibles sur la marge et sur l’activité.
Faut-il tout changer pour progresser ?
Non, et c’est souvent une erreur de le penser.
Les progressions les plus solides reposent rarement sur des transformations majeures. Elles viennent plutôt d’un travail ciblé, avec quelques ajustements bien choisis.
Une meilleure lecture des indicateurs, une priorisation plus claire et un suivi régulier suffisent souvent à créer une dynamique.
Ce que montrent plus de 500 accompagnements
Les officines accompagnées sont très différentes les unes des autres. Les contextes varient, les équipes aussi, tout comme les environnements.
Ce qui revient, en revanche, c’est une évolution dans la manière de regarder l’activité.
On ne cherche plus seulement à faire fonctionner l’officine au quotidien. On cherche à comprendre ce qui la fait réellement performer.
Cette bascule ne repose pas sur davantage d’actions, mais sur plus de clarté.
Conclusion
Le métier de pharmacien évolue.
La dimension santé reste centrale, mais la dimension économique prend de plus en plus de place. Dans ce contexte, la capacité à piloter devient un levier clé.
Les résultats observés dans plus de 500 pharmacies ne sont pas liés à un modèle unique. Ils reposent sur une meilleure compréhension de l’existant et sur une capacité à prendre des décisions plus éclairées.
Ce n’est pas une question de faire plus.
C’est une question de voir plus clair.
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